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Attention best-sellers, 2 auteurs, 2 rivales
Un match serré :
Catherine
Pancol avec La valse lente des tortues (Albin Michel)
Anna
Gavalda avec La consolante (Le Dilettante)2 peintures de la vie du couple et de la famille. Des intrigues bien ficelées.
Elles nous séduisent et nous consolent, surtout et encore pour ce qui
est d’A Gavalda... La consolante a un petit goût d’Amélie
Poulain.
La
chanson de Charles Quint de Eric Orsenna (Stock)Ils étaient 2 frères, le cadet « à l’amour unique », l’ainé aux amours passagers. Jusqu’au jour ou l’ainé présenta au cadet une femme, un soleil. Un amour qui ne durera pas longtemps, 4 trop courtes années, en raison de la maladie qui emportera la jeune femme aux yeux bleus.
Eric Orsenna nous ouvre un petit pan de fenêtre de sa vie et de son intimité, en dressant très pudiquement le portrait d’un homme fou amoureux, à la recherche de son soleil évanoui.
Sur
ma mère de Tahar Ben Jelloun (Gallimard)Dans un portrait bouleversant, l’auteur rend hommage à sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Mémoire défaillante qui l’a replongée dans son enfance, sa jeunesse et ses années de mariage à Fez et Tanger, ne reconnaissant plus les siens mais convoquant les morts et les vivants.
A travers ses visites régulières à sa mère, l’auteur découvre le passé d’une femme généreuse, dévouée à ses maris et enfants, tout en éprouvant de la souffrance à l’évocation de ses frustrations et de sa vie qui ne fut pas toujours des plus heureuses.
Très émouvant.
Pour la première fois au bout de trente ans de mariage, Daniella, professeur d’anglais à Tel-Aviv, décide de laisser une semaine son époux Amotz Yaari. Elle cherche à redonner vie au souvenir de sa sœur défunte, Shouli, et part rejoindre son beau-frère Jérémy en Afrique centrale. Tandis que Yaari va devoir faire front aux aléas de son bureau d’installation d’ascenseurs en même temps que gérer ses préoccupations familiales, Daniella va s’affronter à la démarche de rupture définitive de Jeremy avec tout son passe. A travers un style simple, cette intrigue, qui alterne chapitre israélien et chapitre africain, plonge le lecteur dans une réflexion sur des problématiques très actuelles : la résistance du couple face au passage du temps, l’identité juive, le rôle de l’homme selon ses places dans la descendance. Construit au rythme des sept bougies de Hanoukka, la fête juive des Lumières, le roman d’Avraham B. Yehoshua offre une étincelle de sens au « feu amical ».
Battement d’ailes de Milena Argus (Liana Levi)
Après
avoir enchanté les lecteurs avec « Mal de pierre » M
Argus nous transporte de nouveau en Sardaigne, son repère, avec ses
paysages austères, ses traditions et superstitions.
Portrait d’une femme entière, malaimée, indépendante préférant faire la serveuse plutot que de vendre son lopin paradisiaque aux promoteurs, Madame dérange tout en étant laporte-parole de ce nouvel homme qui défend sa liberté et s’accroche à sa terre en la protégeant.
Toujours aussi iconoclaste et inclassable, Milena Argus nous charme une nouvelle fois.
Un homme accidentel de Patrick Besson (Fayard)
2
hommes sont amenés à se rencontrer, l’un est inspecteur
de police à Los Angeles, l’autre suspecté d’un meurtre.
Intrigue policière doublée d’une histoire d’amour
fulgurant qui va révéler la noirceur des petits secrets , les
non-dits et la solitude des hommes en général.
Un Besson égal à lui-même.
Into the wild de Jon Krakauer (Presses de la Cité)
Parcours
dramatique d’un jeune garçon qui voulut rompre avec la société d’aujourd’hui
pour vivre son idéal, en vivant seul en Alaska.
Une fin déchirante.
Rêve d’amour de Laurence Tardieu (Stock)
Alice, la trentaine, est en quête de sa mère qu’elle a perdue à 6 ans.
Peu de souvenirs précis, encore moins de témoignages ou d’images détruites par son père. Comment combler ce vide, cette absence ?
Un lien apparaît soudain, un homme, peintre que sa mère aurait aimé.
Alice se lance alors dans cette recherche en s’accrochant à ce rêve pour renaitre enfin.
God save les Françaises de Stephen Clarke (Nil éditions)
Après A Year in the merde, S Clarke retrouve avec beaucoup d’humour et de justesse les petites Françaises.
Paul West n’a pas renoncé à ouvrir son salon de thé mais en plus des surprises que lui réserve son architecte et ses ouvriers polonais, il y a les petites françaises qui sont bien déroutantes…
Mon traitre de Sorj Chalandon (Grasset).
Au milieu des années 70, Antoine, luthier parisien, tombe amoureux de l’Irlande et de la cause de l’IRA. Il y rencontre l’amitié, la solidarité entre les hommes, l’engagement politique pour le meilleur et pour le pire. Parmi eux, Tyrone Meehan, figure emblématique du mouvement…
Beau rôle de Nicolas Fargues (POL)
6eme roman de l’auteur, Beau rôle est une satire de notre monde du paraître, de la consommation et de la célébrité à tout prix. Une étude de mœurs cruelle et cynique dans le milieu du cinéma, à travers un personnage, plein de contradictions, déchiré entre ses racines métisses et sa vie parisienne qu’il estime enviable.
La fille des Louganis, de Metin Arditi (Actes Sud)
Amour, mort, rédemption.
Deux frères d'une famille de Spetses, île proche d'Athènes, sont marqués par le destin et la malédiction . De leur descendance, nul ne pourra échapper à la culpabilité de la mort.
Un roman juste sur les passions dévastatrices mais aussi sur l'absence et l'arrachement d'un enfant à sa mère qui, obsédée jusqu'à la folie, ne renoncera jamais à rechercher sa fille.
Roman profond sur les forces du mal et du bien et les diktats du destin...
No et moi, de Delphine de Vigan (J.C Lattès)
Lou, adolescente de 13 ans surdouée s'ennuie à mourir au lycée et à la maison ou sa mère brisée par le décès d'un enfant, n'est plus qu'une ombre. Jusqu'au jour ou elle rencontre Nô, 19 ans, SDF, qu'elle va vouloir sortir envers et contre tout de la violence de la rue. Regard d'une enfant , fantaisiste, pleine d'imagination mais pas aussi naïve que ça. Roman d'apprentissage à faire lire aux jeunes.
In memoriam, de Linda Lê (Bourgois)
Récit de deuil d'un homme qui aima passionément Sola , une jeune femme écrivain en qui il voyait son double. Lourde d'un fardeau familial, son père immigré iranien, à la dérive, s'est donné la mort en laissant son journal désespéré, Sola a essayé de survivre à travers l'écriture et sa relation douloureuse avec 2 frères rivaux. Pourtant un matin, après un coup de fil passé à l'un d'eux, elle se suicide. A travers ce testament amoureux, l'homme éperdu cherche à percer le mystère de la solitude de Sola et son désir de vaincre la mort par les mots. Un roman d'introspection très sombre.
Amers, de Yasmina Traboulsi (Mercure de France)
Après « Les enfants de la place » qui nous reflètait la triste réalité de Salvador de Bahia, Amers nous plonge dans l'exhubérance et la folie de 2 femmes libanaises de Beyrouth. Amies, rivales, elles aiment le même homme, qui ce soir-la, invité avec sa femme, Gabrielle, chez Mima brillera par son absence.
2 versions d'un amour, 2 interprétations d'une disparition..2 femmes brisées.
Au lecteur de remonter le puzzle.
En signature le 6 Octobre à la librairie
La cité heureuse, de Benoit Duteurtre (Fayard)
B. Duteurtre signe à nouveau dans cette peinture de notre monde, une satire et critique de notre vie quotidienne.
Tout est beau, propre, sur dans cette cité idéale ou les habitants doivent donner un peu de leur temps pour animer le patrimoine touristique.
Tout est sous contrôle, géré par une société privée qui va connaître peu à peu des problèmes financiers, entrainant des restrictions.
Effondrement d'un projet, méfiance, doute et révolte des figurants vont précipiter le rêve de la cité heureuse.
1984 d'Orwell? Matin brun de Pavloff ? Pourrait-on en arriver jusque-la?
La Chaussure sur le toit, de Vincent Delecroix
Il y a beaucoup de bons romans dans cette rentrée mais qui ne font pas forcement dans l'humour et la légèreté.: "La chaussure sur le toit" fait exception. Delecroix raconte une dizaine d'histoires qui ont toutes pour point commun une chaussure sur le toit, avec des variations différentes autour de cette présence saugrenue. Vincent Delecroix invente diverses explications, mettant en scène des personnages qui ont la solitude pour point commun : un amant éconduit qui se venge, un chien déçu par son maitre, un jeune homme qui croit aux contes de fées, une vieille dame excentrique. Les histoires sont tout a la fois drôles, rocambolesques, tragiques, et l'auteur les tissent entre elles avec habileté et subtilité. Il nous livre ici un conte philosophique empreint de mélancolie et d'un humour qui ne masque qu'en apparence des thèmes plus graves.
Sans oublier, C'est fou une fille de Marie Billetdoux (Stock)
Maquillages, d'Eric Halphen (rivages thriller)
Le blues du tueur à gages, de Lawrence Block (Seuil Policiers)
Sang royal, de C.J Sansom (Belfond)
Enquête passionnante sous l'Angleterre des Tudor, dans le dédale des complots de la cour d'Henri VIII.
La mémoire fantôme , de Franck Thilliez (Le Passage)
Après la forêt des ombres et la chambre des morts, Prix SNCF du polar français 2007.
La reine dans le palais des courants d'air, de Stieg Larsson (Actes Sud)
Suite et fin de la trilogie Millenium? Et si Larsson avait laisse un 4eme manuscrit avant de décéder d'une crise cardiaque? A ne pas manquer.

Suite à la mort de leurs parents, assassinés par le GIA dans un village en Algérie, 2 frères élevés par leur oncle en France, partent à la découverte du passé de leur père.

La Hague, le bout de l’ile, un paysage âpre et hostile. Des personnages, aussi uniques que la narratrice, échouée dans ce no man’s land.

En écho à l’Eau grise, 1er roman paru en 1951, E Nourissier nous narre la descente terrible et destructrice de sa femme Reine, s’autodétruisant dans l’alcool.
Stig Warren? Osborn? Walden? Robinson? Bütow? Allemand, américain, scandinave ? Impossible d’identifier le fameux écrivain Osborn, qui a filé une existence sans n’avoir jamais laissé de trace.