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OUEST FRANCE - Dimanche 03 février 2008 –
Pour « A mon retour d’Iran »
Témoignage.
(…) Après des années de militantisme en France, elle a déjà accompli un premier voyage clandestin en Iran. Cette fois, elle y retourne légalement. Son premier désir et de retourner respirer l’air de la montagne, comme la jeune société iranienne, où se croisent miliciennes en tchador et punkies. Entre obscurantisme et modernité, entre shopping et pèlerinage familial, la journaliste archéologue nous ouvre le carnet de voyage d’une rebelle au cœur tendre.
Daniel Morvan
LA CROIX - Mercredi 30 janvier 2008 –
Pour « A mon retour d’Iran »
(…) Tempétueuse, sardonique, et le ton du défi dans
la voix elle écrit : « C’est donc mon droit élémentaire
de rentrer sur la terre de mes ancêtres (…) Et quel qu’en
soit le prix. Ils pourront me prendre. » Cette visite à un
peuple sous le joug d’un pouvoir obscurantiste fait la matière
de ce récit intime. A mon retour d’Iran est l’histoire
d’une femme orgueilleuse, que la peur n’a pas fait fléchir.
Nicolas Dianti
TEMOIGNAGE CHRETIEN – Jeudi 10 janvier 2008 –
Pour « A mon retour d’Iran »
Votre voyage en Iran relève en partie du pèlerinage familial,
mais ce témoignage très personnel permet au lecteur d’appréhender énormément
de choses sur la réalité iranienne. Que représente
votre père pour les Iraniens ?
Je ne suis pas allée sur la tombe de mon père simplement parce
que c’était mon père. Mais aussi parce qu’il a été un
des représentants avec des dizaines d’autre de cette intelligentsia
qui a essayé de bâtir un Iran moderne, tout en refusant la
politique à 100% pro-américaine et le césarisme du
chah. Les Iraniens d’aujourd’hui profitent encore des effets
de l’action de ces gens-là, notamment dans le domaine de l’enseignement
secondaire et universitaire. Les défenseurs du régime actuel
en ont d’ailleurs souvent eux-mêmes bénéficié.
La réalité iranienne est difficile à comprendre pour
les Occidentaux. Le régime des mollahs n’est évidemment
pas une démocratie, mais vous constatez vous-même qu’il
existe dans le pays une certaine liberté de parole.
Il est vrai qu’aujourd’hui les Iraniens ne se privent pas de
râler, pester et protester. (…) Les publications – presse
et livres – sont quant à eux d’une variété et
d’une richesse réelles. Nous ne sommes plus sous un régime
totalement fermé de ce point de vue. Il y a aussi un dynamisme époustouflant
de la société civile qui déteint peu à peu sur
le régime. Pour autant, il ne faut surtout pas se leurrer : si la
critique est possible, ce n’est pas dans le cadre d’un véritable
Etat de droit.
(…)
Vous avez été membre du Conseil national de la résistance
iranienne (CNRI), que vous avez quitté en 2002. Tout en vous disant
solidaire de la résistance, vous êtes néanmoins sévère à son égard.
Je suis solidaire de la résistance en général, de toute
résistance d’ailleurs. Mais je ne partage plus la ligne de
conduite du CNRI. (…) La résistance iranienne, elle, est exilée. … Petit à petit,
on s’enferme dans un discours et on se coupe des réalités.
Mais comment faire autrement ? Je n’ai pas la réponse. Tout
ce que je sais, c’est que je me suis aperçue que je n’étais
pas prête à tous les compromis, que je ne pouvais de toute
façon exercer aucune influence réelle au sein du CNRI, et
que je n’avais pas à moi toute seule la solution de miracle à proposer.
Propos recueillis par Jérôme Anciberro
BELGIQUE – Vendredi 29 février 2008 –
Pour « A mon retour d’Iran »
Bref
Récit
Par envie et par besoin devenu viscéral après trente ans d’exil
en France, Fariba Hachtroudi est retournée en Iran, sa terre natale, à la
Noël 2006. Officiellement pour retourner sur la tombe de son père
né cent ans plus tôt. Officieusement pour ressentir l’Iran
de l’intérieur, retrouver son passer, établir un bilan
avant qu’il ne soit trop tard. Mais quand on est une opposante notoire
au régime des mollahs, entamer ce genre de périple n’est
pas une sinécure. L’auteur ne nous cache aucune des misères
qu’on lui a faites avant son départ. Comme elle partage tout
ce qu’elle a vécu lors de ce voyage retrouvailles. Avec son
pays d’origine, avec elle-même. Un témoignage sur l’Iran
d’aujourd’hui. Un récit sincère et prenant.
(L’auteur sera à la Foire les vendredi 7 et samedi 8 mars)
Février 2008
Pour « A mon retour d’Iran »
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
Livres Jeunes
(…) Militante très engagée, l’auteure estime
que « expression est synonyme de liberté » et que le
premier devoir d’un journaliste est de témoigner. Un récit
combatif et intéressant sur un pays au premier plan de l’actualité.
(Lu sur épreuves)
NOUVEL OBSERVATEUR – Jeudi 06 Mars 2008 – (Pour « A mon
retour d’Iran »)
« Un récit de Fariba Hachtroudi
Iran, mon amour »
Après un drolatique roman « J’ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion », portrait décapant d’adolescentes au pensionnat, Fariba Hachtroudi publie un récit autrement plus délicat. Pour le centenaire de la naissance de son père, le grand mathématicien et défenseur de la démocratie Moshen Hachtroudi, elle demande un visa : « A mon retour d’Iran » commence par les ubuesques démarches auprès de l’Ambassade d’Iran Paris. (…) Sur place, vingt ans après, Fariba Hachtroudi même une double enquête. L’une, personnelle, de Téhéran à Kerman, sur ses lieux d’enfance, est parfois douloureuse, car ses activités politiques l’ont mise au ban d’une partie de sa famille. Elle retrouve sa cousine chérie, mais pleure souvent, envahie par les souvenirs et les questions. L’autre, plus revendicative et sociale, la conduit à visiter les centres de « drogués anonymes », un drame iranien placé sous silence. Fariba Hachtroudi questionne, s’insurge, par empathie avec ses compatriotes, dont la plupart vivent dans la misère. Parmi ses interlocuteurs, un adorable chauffeur de taxi l’accompagne, et c’est avec lui qu’elle pique enfin des fous rires salvateurs. Ce passionnait récit paraît à la veille des élections iraniennes du 14 mars. Même ceux qui ne connaissent pas le bagout de Fariba Hachtroudi, sa voix rauque et chaleureuse, sa mèche blanche joliment provocante, entendront son accent et ses éclats jusque dans son écriture. Celle qui dit aujourd’hui en avoir terminé avec la politique et le militantisme peut en effet prétendre au seul statut d’écrivain.
Laure Garcia
Juillet –août 2008 – Le guide d’Ulysse – IRAN
(Pour « A mon retour d’Iran »)
1 – Préparer son voyage
Fariba Hachtroudi, une écrivaine engagée.
Elle était passionnée d’archéologie, rêvait
de découvrir les cités englouties de sa Perse bien-aimée,
elle se verra « reconvertie » en apprentie journaliste au lendemain
de la révolution de 1978 pour dénoncer les dérives
sanglantes du khomeynisme. Peut-on écrire à distance sur le
calvaire de ses compatriotes ? Elle, en l’occurrence, en est incapable.
Elle écrira donc sur son propre parcours. Son voyage clandestin à dos
de chameau à travers le désert du Balouchistan en 1995 et
1996 est conté dans son premier récit, L’Exilée
(Payot, 1991). La terrible condition féminine en Iran est dépeinte
dans son premier roman Iran, les rives du sang (Seuil, 2000), grand succès
littéraire couronné par le Prix littéraire des Droits
de l’Homme. Souvent un livre de voyage sur le Chili de Neruda, un
roman burlesque sur ses années de pensionnat en France.
Son dernier ouvrage, Retour en Iran (ed. le Seuil 2007) est un récit
de voyage passionné, un grand reportage enrichi par l’écriture
d’une essayiste et romancière. Sa lecture réserve quelques
surprises : interrogatoires / conversations surréalistes avec les
agents des services de renseignements iraniens ; évocations nostalgiques
de la jeunesse de l’auteur, visites dans des centres de sevrage de
jeunes … Le ton mordant et l’écriture intransigeante
ne sont pas les moindres qualités de cet ouvrage qui fait découvrir
l’Iran dans tous ses états et interpelle sur l’avenir
de la région.
LA QUINZAINE LITTERAIRE – Bimensuel –
Du 16 au 28 février 2007
Pour « J’ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion »
Etre féministe quand on est iranienne s’apparente à faire de la résistance. L’exercice pareillement ouvre à deux styles : en faire depuis l’intérieur ou depuis l’étranger. Accepter les contraintes ou s’éclater. Rarement ces deux voies n’offrirent de personnalités plus dissemblables pour un message unique que Zoyâ Pirzâd s’exprimant encore et toujours dans l’idiome de Khayyâm et que Fariba Hachtroudi qui épousa la langue de Molière dès avant même son exil.
Fariba Hachtroudi n’est pas une romancière plus précoce
que sa compatriote restée au pays. Ses débuts, mais elle en
France, datent pareillement de 1990 (sous un pseudonyme et le titre éloquent
de L’exilée). Dans son dernier roman, l’épilogue
a ces mots « anniversaire de mes cinquante ans ». Si les deux
femmes appartiennent à la même classe d’âge, il
en va différemment pour la classe sociale. Avec Fariba Hachtroudi,
on entre dans la bourgeoisie supérieure et émancipée.
« Des voisins ? Nous n’en avions aucun », s’applique-t-elle à faire
dire à son héroïne se remémorant quand elle avait
douze ans et que son père, inspecteur des Finances venait d’être
muté pour « Zâhédân, sans conteste, le plus
désolant des trous du cul du monde ». On voit d’entrée
par le ton adopté et le mépris dans lequel est tenu l’environnement
que les conventions sociales n’exercent pas pour elle le même
poids que chez Pirzâd. Seulement, il est plus dur, même pour
un père séparé de sa conjointe pour cause d’aventures
multiples et son adolescente de fille dont la seule passion, inaccessible
bien sûr, s’appelle Johnny, de totalement s’affranchir
de lois de l’Iran. Pas de voisins dites-vous ? Qu’à cela
ne tienne, on y fait construire une mosquée et son école coranique.
La jeune fille égoïste poursuit ses boums comme si de rien n’était.
La terrasse lui sert de dancing au fil des 45 T. de l’idole des jeunes.
Elle s’oublie, et sa défécation rapidement emballée
s’envole dans les airs. L’attraction terrestre aidant, elle
retombe plie poil sur le portrait en majesté de « Sa sainteté mollah
Omar, la plus haute autorité religieuse de notre congrégation »,
s’époumone le mollah sunnite de la mosquée voisine.
Si ses étudiants (tâlibân) ont le droit de lorgner la
terrasse – le fameux droit de regard sur lequel Pirzâd a bâti
son œuvre, le violation du territoire est chose prohibée, surtout
s’il s’agit d’objets impurs.
Quel scandale ! Pour y échapper, il n’y eut d’autre recours
que d’expédier l’inconvenante fillette à Paris
pour qu’elle y achève son éducation. « Premier étage,
bureau de la père supérieure. Elle vous attend » lui
lance la sœur ouvreuse. « Bienvenue au cachot » lui glisse
une pensionnaire. On sait d’entrée à quoi s’en
tenir. Le Paris de 1964, version de Gaulle n’est pas plus libre que
l’Iran de Mohammad-Rézâ Shah Pahlavi. « Régime
monacalo-militaire », se souvient Fariba Hachtroudi.
Là, seul le langage peut lui servir d’exutoire. Elle s’initia à l’argot
et nous en assène une remarquable dose dans cet ouvrage. Le folklore
obscène des petites Parisiennes la venge de tous les tabous de l’Iran.
Et que je te cause ouvertement des premières règles, tandis
qu’une nouvelle de Zoyâ Prizâd enveloppe tout ça
de non dit : le fameux mal de ventre dont les hommes ne comprennent jamais
la cause.
Les premiers désirs, les premiers fantasmes. Le tout, enfermée
dans les toilettes. Le tout aussi lourd de réalisme, même si
autre que chez Pirzâd jusqu’à qu’un insolite in
fine ne vienne nous narguer. Sous les traits de l’Iman Ali qui apparaît à la
narratrice pour lui annoncer la réalisation de son vœu le plus
intime, de son union la plus chère … sauf que le vieux ange
n’avait pas prévu l’irruption de Sylvie dans la vie de
Johnny. Re-chute.
Eric Phalippou
L’INDEPENDANT - Samedi 9 Décembre 2006 -
Pour « J’ai épousé Johnny … »
DEUX PETITES FILLES MODELES
Au pays de Johnny et Astérix, Fariba Hachtroudi et Anne Goscinny écrivent
sur les rires et les pleurs des petites filles.
Golrokh a 13 ans. Iranienne, elle vient de quitter la moyenâgeuse
et poussiéreuse Zahédan dans le Baloutchistan pour Paris et
le pensionnat Notre-Dame de Sion, tenu par des bonnes sœurs, toutes
mariées à Jésus. Goly est amoureuse folle de Johnny,
avec qui elle a appris le français. « Tu me dis que tu l’aimes,
je sais, tu dis vrai, et pourtant moi je t’aime, bien plus fort et
en secret… » Ca vous aide à survivre, à des milliers
de kilomètres de Téhéran, dans ce Paris qui se transforme
en paradis grâce à Hallyday.
« J’ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion » est
le deuxième roman français d’une exilée iranienne.
Roman de l’initiation de la découverte de soi, de l’émancipation,
bourré de réminiscences, léger comme une chanson du
Johnny des années tendres. (…)
Richard Pevny
LE TEMPS – samedi 25 novembre 2006 –
(…) J’ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion est le récit hilarant de la plongée de Fariba Hachtroudi, alors tout juste adolescente, dans le couvent de Notre-Dame-de-Sion. Parmi les jeunes filles de la haute société parisienne qui fréquente l’établissement, Fariba se lie vite avec un noyau d’irréductibles partisanes de la révolution guévarienne. Les portraits, les atmosphères, la description du sentiment de dépaysement, de l’intensité aussi, de ces années formatives, remplissent ce journal d’une belle énergie littéraire.
Lisbeth Koutchounoff
ZEN ATTITUDE – Novembre - décembre 2006
« J’AI EPOUSE JOHNNY A NOTRE-DAME-DE-SION »
Le titre peut surprendre, on aurait tort, le libre vous projette dans
un univers incroyable. Elevée dans la grande bourgeoisie de Téhéran,
entre un père grand séducteur de femmes (il a échangé un
baiser d’adolescent avec la chabanou, future reine d’Iran)
qui veut une fille cultivée et libre, un imam austère et
une nounou qui souhaite combler l’absence de la mère en la
faisant rêver à « djouni-djouni », Golrokh est
envoyée dans une pension religieuse en France (en 1962). Propulsée,
elle y découvre la révolution, auprès d’autres élèves
fortunées, avec Marx, Che Guevara, Fidel et Mao… et confond
le Capital avec la capitale. L’ambiance est débridée
mais l’adolescente n’a pas oublié son rêve, épouser
son idole Johnny Halliday. Un roman riche d’évocations orientales
avec une écriture drôle qui embellit le réel !
PSYCHOLOGIES – décembre 2006 –
Hilarant « J’ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion » de
Fariba Hachtroudi.
La dernière fois que vous avez éclaté de rire en lisant,
c’était quand ? Si ce souvenir vous paraît trop lointain,
précipitez-vous sur ce roman délicieusement loufoque qui raconte
les aventures d’une jeune iranienne à Paris dans les années
1960. Ado rebelle, Golrokh est envoyée par son père dans un
pensionnat pour jeunes filles BCBG. Elle se lie d’amitié avec
Florence, issue d’une famille d’aristos coincés et dont
l’idole est Ché Guevara. Après le fou rire, l’épilogue
se révèle très émouvant.
Tatiana de Rosnay
SOIR – vendredi 29 décembre 2006 –
Une jeune iranienne rêve de Johnny. Une rencontre tiendrait du miracle. Mais la voici en France, pour un an d’études. A découvrir son corps qui la transforme en femme. A apprendre la prononciation du « r » et la place des accents. A embrasser l’idéal révolutionnaire. Et à rêver, encore. Les phrases regorgent de belle images inattendues. Parfois on pleure, parfois on rit. Les ingrédients subtilement dosés font de ce roman un bien agréable choc des cultures.
P. My
Les CAHIERS DE L’IREF, n° 15
Année 2005
4ième de couverture
GUERRE, GENRE ET RESISTANCE
Malika Mokeddem et Fariba Hachtroudi
Cet ouvrage propose une réflexion sur l’écriture des
femmes, sur la guerre à travers la mise en parallèle de deux
romans dont le thème central est la résistance : Les hommes
qui marchent, de Malika Mokeddem et Iran, les rives du sang de Fariba Hachtroudi.
Puisque ces romans placent l’oppression des femmes à l’avant-plan
d’un système guerrier, ils soulèvent des questionnements
similaires : quels liens existent entre toutes les formes d’oppression
? Comment la représentation de femmes résistantes transgresse-t-elle
la conception stéréotypée du genre sexuel en vigueur
dans les sociétés dépeintes ? En quoi l’existence
spécifique des femmes dans la guerre peut-elle engendrer une autre
vision du monde ?
Afin de répondre à ces questions, l’auteur fait appel à des
théories féministes sur le concept de genre, sur le rapport
entre les femmes et la guerre, sur le corps approprié et sur l’espace
sexué.
Extrait (…)
A travers son identification avec Fari, le regard de Tadjik sur le monde
n’est plus le même, car le privé rendu public change
l’homme privé et sa vision du monde public. Bouleversé,
amaigri, « Tadjik se matamorphosait. Physiquement, mais surtout
moralement » (IRS : 273). Encore une fois, Iran, les rives du sang
tente derevaloriser ce qui est traditionnellement associé au féminin – l’irrationnel,
l’expression des sentiments, le relationnel -
Non pas à des fins essentialistes, mais, au contraire, pour montrer
que ces caractéristiques sont aussi présentes et vitales chez
les hommes et que la société devrait leur ménager une
place reconnue et prisée. A travers l’affirmation d’un « je » féminin,
des valeurs plus humaines sont donc mises de l’avant, s’opposant à celles
du régime : triomphe des plus forts, abus de pouvoir, domination
par la violence, etc.
Marie-Eve Bélanger
LE FIGARO LITTERAIRE – jeudi 01 septembre 2005 – (pour Le Chili, sur les traces de Neruda)
Pour « Chili mon amour » Une photo, un livre.
CHILI MON AMOUR «Oh Chili, long pétale de mer, de vin, de plage/ ah, quand, ah, quand et quand / ah quand te retrouverait-je ? (…) Alors tu enrouleras ton ruban/ d’écume blanche et noire autour de ma taille./ Et je déchaînerai ma poésie/ Sur ton territoire. » De mots et d’exil le poète Pablo Neruda a aimé son pays, ces quatre mille kilomètres de terres déchirées par l’histoire, aux paysages tourmentés et généreux, entre désert et glaces. L’exil lui fut déchirant. (Photo extraite de Sur les traces de Neruda au Chili, de Fariba Hachtroudi et Laurent Peters, Seuil, 160 pages, 35 euros). Exposition à partir du 16 septembre 2005. Galerie Chambre avec vues, 56 bis, rue des Plantes, 75014 Paris. Wwwchambre-avec-vues.com
TRACES POETIQUES (pour Le Chili sur les traces de Neruda)
PHOTOGRAPHIE. Une évocation de l’écrivain Pablo Neruda à travers
un voyage sur les terres chiliennes marquées par la dictature.
(…) Orchestré par Fariba Hachtroudi, mis en images par Laurent
Peters, Le Chili sur les traces de Neruda, imbibé de pisco sour,
brosse le portrait d’un pays, autant qu’il restitue la personnalité d’un
poète, chantre d’un peuple décédé (quel
symbole !) quelques jours après le coup d’Etat de Pinochet.
Choix des auteurs : retracer le parcours de Neruda, impliqué, inscrit
dans sa terre, dans l’histoire de cette nation dépouillée, écorchée.
En témoigne cette formule, gravée par un admirateur dans le
bois d’une palissade : « Neruda n’est pas chilien, c’est
le Chili qui est Nérudien. » (…)
Jean-Claude Renard
Quotidien national : LE SOIR (pour Le Chili, sur les traces de Neruda)
Mercredi 18 mai 2005
BALADE AU CHILI
(…) Ce livre-reportage se lit comme un roman qui raconterait une
histoire d’amour, celle d’un poète pour sa terre, admirablement
servie par un couple de voyageurs.
REVISTA ECOS – Mensuel novembre 2005
Rubrique : LES LETTRES DES AMERIQUES – Jean-Michel KLOPP
(pour Le Chili, sur les traces de Neruda)
(…) La traversée du Chili, en compagnie de Fariba Hachtroudi
et de Laurent Peters, que nous proposent les éditions du Seuil avec
l’album Le Chili, sur les traces de Neruda, suit les pas du Prix Nobel
chilien de littérature (1971). C’est aussi le récit
d’une remontée vertigineuse de 4 000 kilomètres, du
sud au nord de ce beau et étonnant pays couché entre la Cordillère
des Andes et l’Océan Pacifique. (…)
GEO – août 2005 - (pour Le Chili, sur les traces de Neruda)
Récit
DES MILLIERS DE KILOMETRES DANS LES PAS D’UN POETE
Quand une écrivaine exilée d’Iran et son mari photographe
traversent le Chili sur les traces de Pablo Neruda, c’est l’histoire
d’amour d’un poète pour son pays qui défile. Les
auteurs nous font parcourir 4 000 kilomètres, des glaciers aux déserts,
entre Pacifique et Cordillère des Andes.
DECLIC PHOTO
MAI 2005 (pour Le Chili, sur les traces de Neruda)
Entre hommage au poète Pablo Neruda et traversée de son pays,
le Chili, c’est une aventure étonnante que nous font partager
le photographe Laurent Peters et la journaliste et écrivaine Fariba
Hachtroudi.
LIBRE BELGIQUE – vendredi 17 juin 2005 –
Partis sur les traces de Pablo Neruda et de ses chants de passion et
de liberté, c’est à une chronique de voyage dans un
Chili traversé sur plus de 4 000 kilomètres qu’invitent
Fariba Hachtroudi, journaliste et écrivaine d’origine iranienne
et Laurent Peters, son mari photographe. Travaillant ensemble depuis quatorze
ans, le couple se rejoint sur les mêmes enthousiasmes et les mêmes
révoltes. A elle le texte marquant les visions et émotions
d’un périple à la rencontre d’un homme et d’un
pays. A lui des photos qui tienne plus du reportage réaliste que
d’une recherche inédite. (…)
(M.V)
LE MONDE2 – samedi 04 juin 2005
« NERUDA N’EST PAS CHILIEN, C’EST LE CHILI QUI EST NERUDIEN ».
Cette phrase gravée dans le bois de la palissade de la résidence
secondaire de Pablo Neruda par un anonyme nous montre l’universalité du
poète. Le Chili du nord au sud, avec pour guide un militant de la
condition humaine, voilà une belle balade, entre photos, poésies
et évocation d’un triste passé pas si lointain.
LE JOURNAL D’ULYSSE – juillet/août 2005 –
CHILI CON CORAZON
Carnet de voyage.
C’est une belle idée qu’on eue la romancière et
anthropologue Fariba Hachtroudi et le photographe Laurent Peters. Celle
de mettre leurs pas dans les traces du poète Pablo Neruda pour un
très long voyage, 4 000 km entre Patagonie, océan Pacifique
et cordillère des Andes. Ils ont choisi pour guide les ers de Neruda.
Peut-être la meilleure façon d’appréhender le
Chili, ses espaces et son histoire. Entre reportage et mélancolie,
le livre sait trouver le ton juste, l’équilibre nécessaire
pour nous emporter. Et c’est comme si les chapitres scandaient à voix
basse une lente, une profonde mélopée. (…) On sent
que les mots de Neruda vivent entre eux, comme ceux-ci, qui incitent au
départ immédiat : « Et le vent qui abat la dernière
vague de Valparaiso frappe ma poitrine avec un bruit cassé comme
si mon cœur avait là une fenêtre brisée »
S.G.
LA REPUBLIQUE DU CENTRE – 08 décembre 2004 –
(Pour Les femmes iraniennes, 25 ans d’islamisme)
Par Sandrine Séon
(…) Convaincue du « signe d’enfermement » que représente
le voile islamique, Fariba Hachtroudi, exilée en France depuis l’adolescence,
revendique un « droit d’inventaire ». Elle dénonce
aussi « les 25 ans d’inquisition islamiste en Iran, les lois
de la Charia sur les femmes ». Et s’interroge sur la position
des gouvernements occidentaux : « Jusqu’où peuvent-ils
négocier tout en condamnant l’intégrisme ici ? »
LE PETIT BLEU – LA DEPECHE DU MIDI – Mardi 03 Mai 2005 –
(Pour Les femmes iraniennes, 25 ans d’islamisme)
AU NOM DES IRANIENNES par Christine Roth-Puyo
Quand elle parle des femmes, la voix de Fariba Hachtroudi vibre de colère.
En filigrane, pointent l’émotion, la blessure à jamais
ouverte sur toute une vie d’exil. Mais quand elle parle ou écrit
sur les femmes, c’est avec ses sœurs iraniennes que Fariba communique.
Loin d’elles, hantée par leurs souffrances, la journaliste
et écrivaine qu’elle est a mis sa plume et son énergie
de conférencière au service de la cause « Le moins que
l’on puisse faire… »
L’ENGAGEMENT D’UNE INTELLECTUELLE (Pour Les femmes iraniennes,
25 ans d’islamisme)
Entretien avec Fariba Hachtroudi
Propos recueillis par Anne de Grossouvre
Votre engagement pour la cause de vos compatriotes est total, au point
que vous êtes condamnée à mort par contumace. Qu’est-ce
qui a pu vous conduire à entamer et poursuivre ce combat quoi qu’il
en coûte ?
(…) Enfin on me dit passionnée et je pense effectivement que
je le suis, par ce qu’on peut appeler la solidarité, héritée à la
fois de ce figures emblématiques qui m’ont montré la
voie et de cette double culture. Les limites un peu floues de la spiritualité peuvent
m’énerver parfois, celle de l’humanisme sont nette. (…)
Comment cet engagement a-t-il évolué dans le temps ? (…)
Comment définiriez-vous cette place ?
Je l’ai dit, c’est une place d’intellectuel, ce qu’était
mon père finalement. Pendant des années je me suis sentie
en porte-à-faux avec moi-même parce que je soutenais une lutte
avec un groupe politique. Cela signifiait qu’il ne fallait pas avoir
d’état d’âme, que le blanc et le noir y étaient
définis clairement, ce que je refuse, maintenant que je connais ma
place, même si je reste dans la lutte. Cela se découvre dans
une déchirure qui ressemble à celle de l’enfant qui
voit pour la première fois ses parents avec des yeux d’adulte,
qui reconnaît ce qu’il leur doit, mais sait que sa vie sera
différente. Les politiques appellent cette phrase où vous
oubliez tout pour l’intérêt du groupe la période
du romantisme révolutionnaire.
FRANCE SOIR - Lundi 14 juin 2004 –
(Pour Les femmes iraniennes, 25 ans d’islamisme)
DERRIERE LE RIDEAU DE PALMIERS
Un livre qui remue, qui secoue, qui terrorise. Une Iranienne vivant en
France, Fariba Hachtroudi, vient de publier un ouvrage qui, à lui
seul, devrait faire autant de bruit sur l’Iran et le sort des femmes
que La case de l’oncle Tom en fit pour la condition des Noirs aux
Etats-Unis.
SUD-OUEST – dimanche 8 août 2004 –
(Pour Les femmes iraniennes, 25 ans d’islamisme)
DES FEMMES QUI MEURENT
Dans un livre vibrant de douleur – et de colère – que vient de publier la romancière iranienne Fariba Hachtroudi, des centaines d’exemples vécus viennent illustrer la pesanteur de l’oppression que subissent les femmes iraniennes de la part des mollahs au pouvoir. Et l’énergie avec laquelle certaines résistent. Ce tableau violent a ceci d’intéressant qu’il est emblématique d’une situation plus générale. Celle-ci : c’est par les femmes – toujours !- que s’évalue le plus commodément la transformation historique d’une société. Soient qu’elles soient initiatrices principales, soit que leur condition quotidienne fournisse à l’observateur le meilleur des sismographes.
Jean-Claude Guillebaud
AVANCEES – 17 juillet 2000 –
FARIBA HACHTROUDI, UNE IRANIENNE CONTRE LES MOLLAHS
(…) Car Iran, les rives du sang, qui porte bien son titre est une
dénonciation implacable du régime imposé aux femmes
depuis deux décennies par les mollahs. (…) Fariba Hachtroudi
signe aujourd’hui un livre important qui permet de mieux comprendre
la tragédie d’un peuple.
PRIX LITTERAIRE DES DROITS DE L’HOMME 2000
Le 17ième prix littéraire des droits de l’Homme décerné par
le jury de Nouveaux Droits de l’Homme a attribué le Prix pour
l’an 2000 à FARIBA HACHTROUDI pour « Iran, les rives
du sang » publié aux éditions du Seuil. Ce roman fait
voyager le lecteur dans l’univers sanglant des ayatolah participe à la
fois au combat pour les libertés et à la littérature
contemporaine en exil.
Le prix lui a été remis en l’Hôtelon de Lassay
par Raymond FORNI, Président de l’Assemblée Nationale
le Mardi 17 octobre 2000.
RAYMOND FORNI, Président de l’Assemblée Nationale : « Au
cœur de la démocratie »
C’est une joet un honneur our moi de vous accueillir ce soir à l’Assemblée
Nationale. Je crois que vous ne pouviez pas trouver meilleur endroit que
cette maison où bat le cœur de la démocratie. Parce
qu’il est un élu de la nation, le député est
naturellement le défenseur des droits de l’Homme et du citoyen,
partout où ils sont menacés. L’Assemblée que
je préside est dans son rôle lorsqu’elle accompagne la
marche de la liberté, lorsqu’elle met sa parole su service
des valeurs humanistes qui fondent notre République.
Rien n’est plus actuel, rien n’est plus essentiel. L’urgence
qu’il y a à défendre les opprimés, à dénoncer
les atteintes aux principes universels de 1789 n’a pas disparu. Au
contraire. Les progrès ne doivent pas avoir raison de notre vigilance.
C’est pourquoi en ce jour qui est aussi la Journée mondiale
du refus de la misère, je tien à saluer l’action de
Pierre Bercis et de son association. Depuis plus de vingt ans, vous êtes
au premier rang du combat pour les droits de l’Homme. Vous avez fait
des idéaux républicains et démocratiques les plus belles
armes de votre lutte. Avec audace et enthousiasme, vous portez sur tous
les continents votre message de paix, de justice, de tolérance. Soyez
salués et remerciés pour votre dévouement de tous les
instants.
Ensemble, nous allons remettre ce soir le prix des Nouveaux droits de
l’Homme à Madame Fariba Hachtroudi pour son livre Iran, les
rives du sang, distingué cette année par votre jury. Nous
honorerons son œuvre et son talent : nous rendrons aussi hommage à son
courage et à sa détermination.
Madame, quand en 1979 l’Iran a basculé dans la nuit de l’intégrisme
et la dictature religieuse, vous avez choisi la liberté. Vous avez
choisi la France. Et c’est aujourd’hui parmi nous, partagée
entre deux cultures chères à votre cœur, que vous poursuivez
votre combat contre la violence et le fanatisme.
Votre second roman, Iran, les rives du sang, est le reflet de votre engagement
en faveur des droits de l’Homme. Votre livre fort, dur, passionnant,
ne vaut pas seulement par son intrigue policière : suivre l’inspecteur
Tadjik dans son enquête sur la mort suspecte de cette vieille femme
de Téhéran, c’est aussi découvrir le tableau
d’une société iranienne blessée, meurtrie, déchirée
par vingt années de dictature religieuse.
A l’heure où l’Iran laisse entrevoir quelques signes
d’ouverture, vous dévoilez une terre entre ombre et lumière,
où l’obscurantisme des hommes n’a pas altéré l’éclat
de sa beauté. Vous nous faites partages les attentes et les doutes
d’un pays fragilisé par deux décennies de peur et d’arbitraire.
Vous nous plongez au cœur de votre révolte pour nous rappeler,
simplement, sobrement, combien est longue et difficile la conquête
de la liberté.
Dans votre livre, cette quête est d’abord celle des femmes iraniennes,
d’hier, d’aujourd’hui et de demain. De ces mères
et de ces filles qui refusent la soumission : qui, chaque jour, on le courage
et la force de se lever contre l’oppression. Vous lisez l’avenir
de votre pays dans l’âme et le cœur des femmes, comme
votre héroïne voit dans leur ventre les convulsions du monde.
Vous avez choisi de rendre hommage, dites-vous, à ses « combattantes
de la liberté à toutes celles qui disent non à l’intolérance
et la barbarie ». Vous portez aujourd’hui leurs désirs
et leurs espoirs.
En vous lisant, j’ai pensé au Tableau Noir, ce fils distingué au
Festival de Cannes, cette magnifique fable poétique réalisée
par votre compatriote Samira Makhmalbaf. Comme elle, vous avez la conviction
que, pour briser la loi du silence et de la tradition, il faut être,
s’affirmer, agir. Le crime contre la paix commence avec la volonté de
tuer le désir de créer. A un moment où les intégristes
brûlent les livres et condamnent à mort les écrivains,
vous avez choisi, vous aussi, de résister.
« Il faut persévérer, c’est le seul remède,
notre seule arme… Il faut se battre pour notre liberté. La
désirer éperdument, comme le plus aimant des amants. Il faut
la gagner par le plus ardent des amours ».
Ces mots sont les vôtres. Ce combat est le nôtre. C’est
la raison pour laquelle je suis particulièrement heureux de vous
remettre ce prix. Que cette distinction soit le témoignage de mon
amitié et de mon engagement à vos côtés.
LA REPONSE DE FARIBA HACHTROUDI
« Les valeurs proclamées au cours des siècles vont s’incarner
dans les structures politiques et sociales ou périr… »
J’ai dédié mon livre à mes compatriotes persécutés.
Ce prix des nouveaux droits de l’Homme leur revient aussi en propre.
Cette distinction porteuse des valeurs fondamentales et de l’espoir
est, pour eux.
C’est en effet justice que de rendre hommage à la formidable
résistance de mon peuple. Sans avoir la folie de parler pour eux,
j’ai l’ambition de parler d’eux. Que suis-je d’autre
que ces femmes, mes mères et mes sœurs ? Nous sommes nombreuses
encore debout, beaucoup sont tombées. Elles m’ont insufflé l’énergie
du désespoir, cette inspiration puisée dans la douleur. C’est
par elles, pour elles et grâce à elles que j’ai fait
acte de création.
« Créer aujourd’hui, disait Albert Camus, c’est
créer dangeureusement. Toute publication est un acte, et cet acte
expose aux passions d’un siècle qui ne pardonne rien ».
Nous le constatons hélas, le siècle, un autre, tolère
les tyrans, mais il ne pardonne pas vraiment aux résistants de ne
pas s’accommoder de liberté conditionnelle. Que cette assemblée
me dispense de n’être pas dans le ton. Je ne cesserai de dénoncer
l’homme de paille de la sanguinaire théocratie iranienne. Celui-là même
qui dresse l’échafaud de la terreur divine aux quatre coins
du pays et qui se gargarise de citations de Montesquieu et de Tocqueville
dans les salons feutrés de la diplomatie mondialisante. On ne me
bernera pas ! Plagier les grands esprits ne fait pas d’un dictateur
de formation un fils des Lumières. Pour moi, résister c’est
sauvegarder la culture et les valeurs d’une civilisation millénaire
que les inquisiteurs islamistes voudraient pervertir, voire anéantir.
Je me réclame des Said Nafissi, des Natel Khanlari, de mon père,
Mohsen Hachtroudi, savants et lettrés contemporains et éclaireurs
de nos engagements. Ils ont dédié leur vie à la jeunesse
de leur pays. Garants et dépositaires de nos lettres de noblesse,
d’Avicène à Hafêz, de Birouni à Khayyam
en passant par Einstein et Descartes, par l’éducation ils ont
tracé leur vie durant les chemins de la liberté.
En ces temps de situations extrêmes que nous vivons, je tiens à rendre
un hommage appuyé aux authentiques enfants de ces pères illustres.
Je pense avec émotion à mon frère d’esprit et
de combat, le professeur Kazem Radjavi, assassiné en Suisse par les
tueurs de la théocratie iranienne. Kazem, homme de pensée
et militant acharné des droits de l’Homme reprenait à son
compte cet énoncé de la philosophe Jeanne Hersch : « Les
valeurs proclamées au cours des siècles vont s’incarner
dans les structures politiques et sociales ou périr… ».
Kazem a signé de sa vie pour que les valeurs universelles des droits
de l’Homme deviennent enfin une réalité iranienne. En
attendant ce jour, et en lui restant fidèles, les résistants
iraniens sont acculés à l’exil, cette épreuve
que Cioran qualifiait de vertige.
Pour ce qui me concerne, je me sens doublement exilée. Je pleure
ma terre natale d’Iran lorsque la France républicaine et laïque
se résigne à accueillir une tyrannie du droit divin. Il me
reste par bonheur le français, et je crois aujourd’hui, comme
Cioran, que j’habite une langue et non plus un pays, puisque, pour
la femme que je suis, la vie restera un bagne tant qu’il y aura une
seule femme lapidée au monde. Oui, je me bats par le verbe et « j’accuse » grâce à Zola,
tous ceux qui ignorent ou taisent l’inquisition islamique.
Sartre m’assure à l’oreille : « se taire, ce n’est
pas être muet : c’est refuser de parler … ». J’entends
aussi Roland Barthes lorsqu’il disait : « L’écriture
est valeur. L’écriture est une fonction, (…), elle est
la forme saisie dans son intention humane et liée aussi aux grandes
crises de l’histoire ».
J’habite donc le français avec humilité, délice
et délectation. Je vous l’avoue, non sans tristesse, je l’habite
avec plus de confiance que je n’habite la France. N’est ce pas
ici, pourtant, que je combats l’obscurantisme et le fanatisme pour
retrouver ma terre d’Iran et y voir vivre les miens dans la dignité ?
J’ai cette chance.
C’est avec passion que je rejoindrai la patrie de Sa’di, de
Hafêz, de Roumi, de Chamlou et de Foroug Farrokhzad, ces géants
de la littérature universelle dans son expression la plus pure, ces
poètes qui, assurément ont « éternisé le
transitoire », comme le préconisait Arthur Rimbaud, leur âme
sœur.
Des sources de mes écrits, j’ai beaucoup parlé. Il me
reste à rendre hommage à tous ceux grâce auxquels un
livre vient au jour, à mon éditeur, aux défenseurs
des nouveaux droits de l’Homme, et à cette part d’Iran
irremplaçable qu’est mon ami Manouchehr Hezharkhani, à ceux
qui me soutiennent. A vous donc, et à cette assemblée, j’adresse
mes plus sincères remerciements.
LA REPUBLIQUE LORRAINE – 09 AVRIL 2000 -
littérature : DOULEURS IRANIENNES
Véronique Zaercher (pour Iran, les rives du Sang)
A l'heure où l'Iran lasse entrevoir quelques signes de détente
politique, le second roman de Fariba Hachtroudi vient nous rappeler par
quels traumatismes ce pays a pu passer de la guerre ontre l'Irak à l'absolutisme
des Mollahs. Et ce, à travers l'histoire de quelques femmes toutes
liées entre elles par la mort trouble d'une certaine Madame Echq.
FRANCE SOIR - mercredi 08 novembre 2000 -
Pour Iran, les rives du sang.
TEHERAN BLUES POUR FARIBA.
Iranienne exilée à Paris, romancière sulfureuse et
résistante coriage au rgime des ayatollahs, Fariba Hachtroudi a récemment
reçu le rix des Droits de l'homme de l'Assemblée nationale.
Sous les ors de l'Assemblée nationale, fin octobre, on a un pue
frémi. Dans son discours, Faria Hachtroudi a remercié la France
qui lui remettait le nouveau prix des Droits de l'homme pour son roman Iran,
les rives du sang (Le Seuil). Dans un premier temps, elle a troussé son
compliment avec douceur et solides références littéraires,
de Voltaire à René Char. Et puis, la dague a jailli. La romancière
et opposante résolue au régime iranien s'en es tprise à la
politique du Quai d'Orsay jugée trop complaisante avec les ayatollahs.
Raymond Forni, le président de l'Assemblée nationale a calmé le
jeu en lui disant affectueusement qu'on l'aimait.
Une mèche de neige sépare la chevelure de jais de cette élégante
intellectuelle en exil. Comme le symbole d'une étrange ligne de partage
qui fêle sa vie, entre cet Iran désormais si loitant mais toujours
aussi préoccupant et Paris, son lieu d'exil forcé, mais étalement
son alliée la plus intime. (...)
« Chaloum était l'un de smeilleurs ami de mon père »,
explique-t-elle. Moshen Hachtroudi est lui aussi un héros national
de ce pays ambigu, assujetti de mondes parallèlres : l'Iran apprécie
les poètes et vénère les mathématiciens. Le
savant Hachtroudi fait prtie de ces grandes figures qui font encore rêver
les étudiants , en exil ou pas, et obligent les mollahs à composer.
Une figure paternelle qui est comme un talisman pour Fariba. Elle n'a pas
la simplicité d'un Chamlouh, mais ses textes sécrètent
la rage, celle qui se jette aux yeux comme du vitriol. Dans son premier
roman, elle tranforme Téhéran en un polar-tapis persan. Dans
les entrelacs de cette mégapole, on découvre la folie eu régime,
les truquages de la réalité, les éclopés de
la guerre irako-iranienne, les criminels recyclés, les putes et les
héroïnomanes de Djaziré, le quartier canaille du'n pays
tout entier qui vit sous morphine (3 millions de junkies pour 70 millions
d'habitants). Et la haine incroyable instituée pour les femmes.
Lorsqu'elle ne suit pas les fièvres de son pays dans la presse ou
par son réseau de correspondants, Fariba Hachtruodi aime à écouter
la musique persane pour sentir ses rives lointaines. « Physiquement,
je ne peux pas regarder un film de Kiarostami ou de Moshen sans être
secouée et malade. Avec la musique, ce n'est pas la même chose,
elle me transporte dans une utopie sereine. » Où aimerait être
cette exilée? « Une île inconnue ou le Pérou ».
Surire de chatte : « J'aimerais surtout être à Ispahan,
mais une Ispahan débarrassée de tous ces mollahs ».
Emmanuelle Lemieux
LE MONDE DES LIVRES – vendredi 28 avril 2000 -
Pour Iran, les rives du sang
(...) Tout au long de ce cheminement à travers une société martyrisée
par la dictature religieuse, surgissent des portraits inoubliables. Des
visages de femmes, notamment violentées par le cours de l'Histoire.
R.R.
CHATELAINE – Décembre 2000 -
Rencontre, par Monique ROY.
LA RESISTANTE
L'écrivaine iranienne Fariba Hachtroudi avait 28 ans lots de la révolution
khomeiniste et son tempérament ne la portait pas aux compromis. Portrait
d'une rbelle qui a choisi l'écriture comme arme contre l'intolérance.
(...) Nous sommes dans un café de Montrmartre, à deux pas
de l'appartement que Fariba Hachtroudi partage avec son second mari, un
Français, son « amour aux yeux bleus ». Fariba est une
belle femme à la lourde chevelure noire striée d'une mèche
blanche. Son énergie illumine ses yeux sombres et ses mains s'expriment
autant que sa voix passionnée. Elle avait 28 ans lors de la révolution
khomeiniste et son tempérament de la portait pas aux compromis, mais
plutôt à tous les refus. Elle délaisse donc ses livres
d'archéologie et prend le maquis. Elle sera résistante. Elle
l'est toujours (...).
Iran, les rives du sang, un rman dédié à celle qui
disent « non à l'intolérence et à la barbarie ».
Un livre écrit d'un jet pour juguler la douleur et le mépris.
Un polar, transposition transparente de la vie et de la mort de sa mère
en Iran, où des personnages symbolisent la vie dans ce pays, comme
l'extravagante gynécologue qui lit dans l'utérus de ses patientes,
y déchiffrant « les catastrophes ordinaires de la vie de femmes
(...), les traces de sévices et de cataclysmes ataviques antiques. » (...)
Ce polar est un acte politique redoutablement efficace, sans doute beaucoup
plus qu'un essai théorique que trois lignes dans les pages internationales
des journaux. L'intrigue policière rend la lecture palpitante. En
refermant le livre, on a beaucoup appris e ton souhaite en savoir davantage,
car sa propre indifférence et sa propre ignorance on été secouées.
(...)
La rumeur de la grande salle du café s'estompe, je n'entends plus
que Fariba, la passionaria qui a mal à son pays, à cette terre
interdite où elle ne désespère pas de retourner un
jour. (...)
Et aujourd'hui ?
Un long silence.
« Sans être croyante, je crois cependant à une chose
plus grande que soi, et pour moi, c'est l'uthopie. »
L'utopie peut-elle transformer en réalité? (...)
Et de son exil, Fariba pousse à la roue. « On me reproche souvent
d'avoir renié mes origines de grande bourgeoise pour faire du populisme.
Mais je fais du social, je m'occupe de ma société et la voir
telle qu'elle est me déchire. Je crois réellement que ça
va bouger. »
Oui, mais quand?
« Je retournerai peut-être plus tôt qu'on ne pense...
Peut-être. »
En attendan, après ce roman éloquent qui « explique
par des mots le secret des femmes d'Iran », elle prépare une
autre histoire « à la construction délirante, qui parle
de mon obsession : l'Iran ».
LA CROIX – jeudi 27 avril 2000-
Pour : Iran, les rives du sang
En Iran, L'imam et les roses ...
Par Lucien Guissard
(...) Le ton est donné à ce roman de la conscience humaniste,
de la fémninité insurgée, de l'imposture religieuse érigée
en technique de mort. (...) La romancière mène de front le
rappel de ce passé sinistre, l'enquête de l'inspecteur et le
tableau d'une société iranienne qui a sombré dans la
démence fanatique. Le style est puissant, soulevé d'une passion
qui mélange l'amour et la haine, la dérision et la revendication
des libertés que nous croyons élémentaires. L'homoiranicus
est cloué au pilori, et le brassage social où « les
loubards sont millionnaires, les mollahs pouilleux des dieux vivants, les
penseurs des morts vivants. »
LE SOIR – mercredi 12 juillet 2000 -
Pour Iran, les rives du sang.
Fariba Hachtroudi vit loin de son pays, mais pour mieux en dénoncer
ses crimes. Depuis 1979 et la révolution khomeiniste, elle signe
des articles disant les horreurs iraniennes, les fils sacrifiés,
les filles violées, les meurtres quotidiens. La révolte chevillée
au coeur, cette femme entière refuse de se taire. (...)
Fariba Hachtroudi trempe sa plums dans la colère et l'amour. Elle
dit la mort d'une mère – un décès suspect de
plus dans le cortège des peines iraniennes. Elle sonsigne les cruautés,
les faux suicides, les vrais gestes de détresse absolue.
Elle se fait surtout porte-voix des femmes humiliées, piétinées.
Elle dit la privation de liberté des mères réduites à l'état
de ventre juste bon à enfant des soldats pour la guerre. Mais elle
le fait sans féminisme borné. Savoix est forte et claire.
Elle ne s'emberlificote dans aucun débat de salon. Elle écrit
comme elle fonce, comme on pleure, comme on rêve. Avec la sincérité et
la rage d'une fille blessée, avec l'honnêteté de celles
qui refusent de se voiler la face. (...)
Son roman n'est pas dédié pour rien Aux mères dont
les enfants ont été torturés, violés, exécutés,
au mères des « enfants martyrs » chair à canon
de l'imam de résistantes torturées et exécutées,
aux victimes d'assassinats politiques, aux suicidées de la théocratie,
ces centaines de filles qui se sont immolées de désespoir.
(...)
Un livre fort, explosif, inquiétant, bien mené, qui n'oublie
pas d'être drôle pour toiser l'inoutenable en le disant tout
de même. Un récit à la construction experte, qui touche
et éveille. Un voyage sans oeillères dans l'Iran contemporain.
Une histoire écrite en français par une Iranienne de France,
une résistante.
Pascale Haubruge
LA LIBRE CULTURE – mercredi 25 juillet 2000 -
Pour Iran, les rives du sang.
Terrifiant : Quand la peur génère le silence sur une barbarie
au quotidien.
L'Iran de sang et de larmes de Fariba Hachtroudi.
(...) La peur est au centre du livre. On y est confronté à l'hypocrisie
de propagandes et contre-vérités aberrantes, à une
barbarie insoutenable, mais surtout à cette terreur sournoise et
omniprésente « de millions de sujets domestiques résignés,
sourds-muets qui contemplent l'atrocité quoditienne sans broncher ».
Fariba Hachtroudi entend de pas être résignée. (..)
Monique Verdussen
LE FIGARO LITTERAIRE - jeudi 16 MARS 2000 -
Pour Iran, les rives du sang.
Le feuilleton d'André Brincourt
FARIBA HACHTROUDI : l'ombre et la lumière.
Ce qui est terrifiant dans ce roman, c'est sa part d'obscurité. L'ombre
est certes le royaume de Satan – dans la mesure où l'esprit
n'y pénètre que pour se nier, où rien ne semble annoncer
le jour. Mais il faut bien admettre, d'autre part, que Fariba Hachtroudi
ne nous facilite guère le cheminement d'une conduite rationnelle
dans son récit. On peut être surpris, irrité, jusqu'au
moment où (l'auteur trouvant grâce auprès du lecteur,
tout peut arriver!), le vrai sujet du livre s'impose dans sa volonté d'exprimer,
au-delà et en-deçà du récit, ce qui caractérise
la crise d'un pays enfermé, repoussé dans sa propre nuit.
Disons en tous cas que l'auteur ne triche pas et ne cède à aucune
concession.
Compte tenu de la nature du sujet,de l'engagement polémique de l'auteur,
la difficulté était, à l'évidence, d'évite
la thèse au bénéfice de la dimension romanesque. Il
fallait en payer le prix. Il n'est jamais simple de faire apparaître
l'Histoire sour une histoire. Essayons de résumer celle-ci. A l'occasion
d'une enquête sur la mort suspecte d'une vieille femme à Téhéran,
nous suivant une sorte de contre-enquête, au second degré,
sur le sens et le non-sens d'un pays que la dictature religieuse a rendu
fou – ou d'une manière plus subtile, incompréhensible.
L'enfer ne consiste-t-il pas aussi, et peut-être d'abord, à vivre
dans l'incompréhension?
Le principal personnage de ce roman est un policier, Tadjik. Il mène
son enquête tout en étant mené lui-même par le
système policier qui régit la révolution islamique
dans son incohérence, ses sursauts, ses retraits, ses refus. On ne
tardera pas à s'apercevoir qu'un sentiment domine tout : la peur.
Fariba Hachtroudi traduit -faut-il dire à merveille- ce qu'elle appelle « le
moteur et régisseur de l'interaction maladive qui lie les tyrans
aux suppliciés ». Certes, le véritable personnage du
livre est bien al peur. La terreur de vivre et de survivre dans la mesure
même où la politique des fous de Dieu n'est rien d'autre que
le refus de la lumière, que le recours à l'ombre prétendument
sacrée.
J'insiste sur ce point car il permet au lecteur de pénétrer
dans le livre avec un certain état d'esprit si l'on veut bien se
souvenir que l'Iran – dans tout son passé, je veux dire : dans
sa plus haute tradition religieuse comme dans sa plus noble expression poétique – fut
le royaume de la lumière. En nous entraînant dans les ténèbres,
ce roman dénonce le scandale d'un islamisme qui refuse la première
parole de l'ange Gabriel au prophète Mohammed : Que la lumière
soit dans ton âme, comme il fuse le feu de Zoroastre.
La vérité des cendres ne se chercherait plus que dans l'enfermement
des femmes noires? Si brumeuse et énigmatiques qu'elle soit, nous
trouvons, ici, dans la structure romanesque elle-même, toute la pensée
dramatique et originale de Fariba Hachtroudi qui fait apparaître un étrange
personnage dont le métier est de reconnaître la douleur dans
le ventre des femmes – elle est obstétricienne. Elle sait le
prix des vérités délivrées dans un monde en
convulsion qui refuse de reconnaître al vie là où la
vie est donnée. Ce n'est certes pas un hasard si, dans ce polar socio-météphysique
où l'inspecteur Tadjik cherche moins à comprendre qu'à se
protéger de l'appareil policier, l'assassinat d'une mystérieuse
vieille femmeprend une valeur symbolique. « Demandes-tu comment je
suis morte? A eu le temps d'écrire ette femme, je suis morte vive...
Je suis la mémoire du passé qu'ils veulent nous dérober.
Je serai l'histoire des femmes qu'ils veulent anéantir... Crie, ma
fille, crie au premier jour de ta naissance contre nos ventres bénis
des dieux. »
Ce cri est donc un cri de révolte. Il n'est pas indifférent
que le livre paraisse alors que l'Iran semble vouloir sortir des ténèbres
et retrouver, par le cri de ceux qui naissent à la vie, la lumière
qu fut celle de ses poètes.
« Construire avec la lumière, c'est répondre à Dieu
lui-même », Hafez nous le disait – et Omar Khayam, Firouzi,
Nizami, Sa'di, n'ont rien dit d'autre en ces temps pourtant encore plus
troublés que les nôtres où les jeux de l'ombre et de
lumière mettaient à dure épreuve l'âme de l'Iran.
Représentante du Conseil national de la résistance iranienne,
c'est en tant que romancière, se disant à juste titre « chargée
de fureur et de dérision », que Fariba Hachtroudi exprime cette
confiance en la vie, à l'heure d'une nouvelle prise de conscience
politique. C'est aussi l'occasion, à travers un drame ô combien
actuel, de nous rappeler que la poésie a su, en Iran plus qu'ailleurs,
en offrir l'exemple.
Retenons aujourd'hui la promesse d'une poétesse contemporaine, Forouq
Farrokhazd : « Je redirai bonjour, je viens, je viens avec mes yeux
où se concentre l'expérience des ténèbres. »
L'EXPRESS – jeudi 08 juin 2000 -
Pour Iran, les rives du sang
IRAN DE SANG ET DE LARMES
Il ne fait pas bon être écrivain au pays des mollahs. Nombre
d'entre eux l'ont payé de leur vie ou de leur liberté. Malgré la
violence et la censure, ils s'entêtent. Et nous livrent de belles
et poignantes pages.
(...) Le verdict de Fariba Hachtroudi est tout aussi accablant. Cette
militante antikhomeyniste, qui vit désormais à Paris où elle
a fait des études d'archéologie, signe un roman accusateur
au titre explicite : Iran, les rives du sang. Dédiée « aux
milliers de résistantes torturées et exécutées »,
cette chronique quasi sociologique dénonce l'oppression infligée
aux Iraniennes par les fous de Dieu. Et met en scène une jeune intellectuelle
réfugiée en France: après la mort mystérieuse
de sa mère, à Téhéran, elle suit à distance
l'enguête de l'inspecteur chargé de dénouer l'affaire...
Si la trame policière manque parfois de nerf, le tableau politique,
lui est d'une précision clinique, sous la plume d'une rebelle qui
s'inspire de Simone de Beauvoir pour fustiger la dictature du tchador et
l'intolérence des « tyrans enturbannés ».
André Clavel
Une grande fresque d’amour et de douleur personnelle sur fond de siège de Sarajevo...
A la mort de sa grand-mère, Iris hérite de la maison familiale, refuge de ses vacances d’été...
Encore un très beau livre sur le thème du souvenir et du secret...
Encore un grand moment de lecture mais nettement moins empreint de nostalgie !
Voila notre roman de l’été !
Notre coup de cœur, notre coup de foudre pour une histoire d’amour néanmoins banale…
5 nouvelles autour du thème de la musique à Venise, Londres, Hollywood…
en anglais ou en français début mai
15 ans passés dans une petite station balnéaire du nord de l’Angleterre, aux cotés de Duncan qui ne vit qu’à travers son idole
Architecte révolutionnaire, amoureux invétéré des femmes, 3 mariages, 6 enfants, une liaison adultère, la postérité a fait de Frank Lloyd Wright un grand homme.
La chambre des vies oubliées, Stella Duffy
Robert,habitant du quartier multiethnique de Loughborough envisage de vendre son pressing pour prendre sa retraite.
Lutte du bien et du mal, de la vertu et du vice, de la vérité et du mensonge enfin de la culpabilité et de la rédemption